

L'épidémie de chikungunya qui sévit dans la région depuis début 2005, mais aussi la résurgence de la dengue et les craintes inhérentes à la transmission humaine de la grippe aviaire, ont fait prendre conscience aux Etats membres de la COI de leur fragilité face aux menaces que représentent pour la région les maladies émergentes ou réémergentes et leur impact négatif sur le développement économique.
UNE DECISION POLITIQUE
Le Conseil de la COI a pris la décision, en mars 2006 à Madagascar, de renforcer la surveillance épidémiologique au niveau régional, en relation avec l'OMS. Celle-ci a adopté, lors de la 58ème Assemblée Mondiale de la Santé (mai 2005), un nouveau Règlement Sanitaire International relatif aux urgences de santé publique.
Sur la base des recommandations d'un atelier scientifique, technique et de réflexion qui s'est tenu début octobre à Maurice, les ministres de la Santé des cinq Etats membres ont adopté, le 30 octobre 2006 à Saint-Denis de la Réunion, une Déclaration sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, de l'alerte précoce et de la riposte aux épidémies dans les Etats membres de la COI.
UN NOUVEAU PROJET DE LA COI
Un groupe de travail des Etats membres a été chargé d'instruire, avec l'appui de l'OMS et de l'Agence française de Développement, un projet de renforcement des moyens de surveillance des maladies transmissibles et de mise en réseau régional.
Ce projet mettra l'accent sur les ressources humaines (formation médicale et paramédicale), les moyens de diagnostic et de recherche et, plus globalement, l'information, la communication et la coordination.
Le principal résultat attendu pour les pays de la région sera la réduction du risque et de l'impact des maladies à potentiel épidémique élevé.



